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tk

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A rejoint ce serveur il y a 4 années, 8 mois

Je lis surtout de la SFF en évitant les hommes blancs issus de l'hégémonie culturelle, de la poésie, de la littérature de voyage, de la critique des technologies, puis de l'écologie dans une compréhension assez large. Par snobisme, j'ai une préférence pour les éditions dans la langue d'origine mais les questions de traduction me travaillent aussi beaucoup.

Si vous voulez emprunter un livre, j'essaie de tenir un inventaire de mes étagères inventaire.io/users/taniki

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Livres de tk

Lectures en cours

Défi lecture pour 2026

14% terminé ! tk a lu 7 sur 47 livres.

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a publié une critique de Lavinia par Ursula K. Le Guin

Ursula K. Le Guin: Lavinia (Français language, 2011, Atalante)

Comme Hélène de Sparte j’ai causé une guerre. La sienne, ce fut en se laissant …

Lavinia

Un grand coup de coeur que la lecture de ce roman. Un de ces livres dont il est possible de relire plusieurs fois d'affilée certains passages simplement pour le plaisir d'apprécier un style parfaitement ciselé et maîtrisé. La plume d'Ursula Le Guin, merveilleusement bien rendue par la traduction de Marie Surgers, y est aussi poétique qu'évocatrice. Sur le fond, l'autrice donne une place et une posture originale à la figure de Lavinia, dont la voix semble s'élever directement depuis l'Énéide. Le livre explore la puissance, la fabrique et la contingence des mythes, et questionne de façon fascinante les rapports et l'articulation entre personnage et personne, création littéraire et figure historiquement située. Ce n'est pas simplement "un autre point de vue" que celui du texte d'inspiration qui est proposé : l'autrice prend appui, et complète, réécrit, mais déjoue aussi le récit de l'Énéide. Et le soin apporté à l'ambiance et au …

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Le 24 décembre 1534, place Maubert, pendant que chacun s'apprête à fêter Noël, un imprimeur, …

Une histoire romancée de l'imprimeur-éditeur-graveur de caractères Antoine Augereau, racontée par son élève Claude Garamond. On y rencontre la Réforme balbutiante et les tourments que la Sorbonne de l'époque fit subir à ceux (et quelques celles) qui osèrent réfléchir un peu trop, et en particulier prétendre lire la Bible dans sa version originale.

Il y a de belles choses dans ce livre, j'étais très sensible à l'émotion qui relie typographie et gravure de caractère à l'érudition et à la quête théologique. Mais il est parfois un peu trop boursoufflé, et ça m'a rendu un peu triste.

(Le cœur du livre est un livre dans le livre, écrit et imprimé par Garamond lui-même — le Garamond de fiction bien sûr — en l'espace de 2 mois. Et j'ai comme l'impression que le style oral de ce récit, avec ses redondances, ses digressions que l'auteur regrette rapidement, ne colle pas avec celui …